« Le Printemps marseillais, c’est une fierté, une dignité retrouvée »

Même si l’élection de Michèle Rubirola ne se jouera qu’au « 3e tour », la coalition de gauche, écologiste et citoyenne du Printemps marseillais a largement battu l’équipe de droite sortante. L’espoir de « changer les choses » est immense dans la population marseillaise.

S ophie ! Sophie ! Sophie ! » Il est bientôt 2 heures du matin, quand, après avoir acclamé Michèle Rubirola, les quelque 300 personnes rassemblées ce 28 juin près de l’hôtel de ville de Marseille, sur le Vieux-Port, font une ovation à Sophie Camard, la suppléante de Jean-Luc Mélenchon. Passée par EELV avant de rejoindre LFI, elle a emporté les Ier et VIIe arrondissements, l’hyper-centre, avec 58 % des suffrages contre 31 % pour la maire sortante de droite. « Et plus de 75 % dans plusieurs bureaux de vote, dont le mien ! », se félicite Vincent, la soixantaine, un soutien de la première heure du Printemps marseillais. Pour lui, la coalition de gauche, écologiste et citoyenne incarne l’espoir d’un nouveau type de gestion municipale, où la transparence est la règle, et « l’implication citoyenne » qui a présidé à la construction de ce rassemblement de partis de gauche (PS, PCF, LFI, Génération·s…), d’écologistes et de « non-encartés », se poursuit et s’amplifie.

« Le fait que le Printemps n’ait pas de majorité absolue, ça oblige à continuer à travailler avec les citoyens », se persuade Loïc, chercheur au CNRS de 42 ans et lui-même colistier de Sophie Camard. À quelques mètres de là, la joie d’un groupe de jeunes fait écho à celle de Vincent et Loïc. « C’était super important pour nous de voter aujourd’hui, parce qu’on a tous 26 ou 27 ans, qu’on a connu que cette mairie corrompue jusqu’à l’os, et là, avec le Printemps, on a enfin l’occasion de changer les choses », pose Nouran, étudiante en sciences politiques. « On va pouvoir remettre les finances de la ville à zéro, avoir plus d’espaces verts, des vrais transports pour mieux relier les quartiers nord… », énumère Maxence, qui étudie, lui, la sociologie. « Mais c’est vrai qu’on n’y croyait pas au départ, et jusqu’à la semaine dernière : c’est l’affaire des procurations qui a tout fait basculer », précise Sabrine, qui travaille dans le marketing. Même dans les rangs de la gauche, ils n’étaient pas très nombreux à miser sur le succès du Printemps marseillais avant le premier tour.

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