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Publié le 19 novembre 2014

Orléans: l'agriculture intensive et la FNSEA y lancent cette semaine leur opération de verdissement

La FNSEA et l’agrobusiness ont résolu de lutter contre les produits bio ou l’agriculture paysanne, en se déguisant en gentils amis de la terre et de la planète, usant et abusant du vocabulaire des paysans, des maraichers, des écologistes, des Amap et des consommateurs qui ne souhaitent pas avaler des surdoses d’insecticides, de fongicides, de désherbant et d’engrais.

L’opération, conçue par des communicants de talents, commence le jeudi 20 et le vendredi 21 novembre à Orléans sous le nom de Open Agrifood, Forum International de l'Agriculture, de l'alimentation et de la distribution responsables . Derrière les mots écologie, durable, éthique, responsabilité et environnement que propose cette « Troisième révolution agricole et alimentaire » autoproclamée ne se cache même pas Xavier Beulin. Le président de la nouvelle association et surtout de la FNSEA, à la fois céréalier et industriel. Il est secondé, pour diriger le Comité éthique annoncé (mais non détaillé), par Philippe Vasseur qui fut ministre de l’agriculture de la droite après avoir été responsable de la partie économique du Figaro avant d’exercer les mêmes fonctions au journal Les Echos . Il devra veiller au respect « des principes de l’écologie et de l’environnement" mis en avant par la nouvelle organisation. De quoi effectivement l’occuper pendant des années…

Pour soutenir cette initiative présentée comme « révolutionnaire », des mécènes bien connus comme les magasins Leclerc, Carrefour, le Crédit Agricole, Mac Do et l’incontournable UIPP, l’Union des Industries pour la Protection des Plantes qui inventa autrefois l’agriculture dite « raisonnée », donc un faux bio qui n’a pas réussi à s’imposer. L’UIPP est d’autant plus intéressée par la nouvelle tentative de berner les consommateurs et des agriculteurs, qu’elle regroupe le gratin des sociétés fabriquant des engrais et des pesticides, parmi lesquelles on trouve Monsanto, BASF, Dow AgroSciences, Syngenta, Philagro ou Phyteurop. Toutes attendant de la FNSEA qu’elle poursuive sa campagne auprès du consommateur et du gouvernement pour une agriculture à la fois chimique et intensive. D’ailleurs le ministère de l’agriculture, autre mécène, avec la participation des élus départements et régionaux, a généreusement doté la mise en route et en place d’Open Agrifood de 250 000 euros.

Les deux jours de débats et d’ateliers vont être essentiellement animés, qu’ils soient sur « Le bio, raisonné ou intensif » , sur le « maraichage responsable » , sur « l’utilité des intrants » , sur le « Bon usage des produits » ou sur la place du bio » , sur le respect de l’environnement ou sur la protection des eaux, par des représentants ou responsables de bureaux s’études ou d’entreprises spécialisés dans le marketing du « durable ». Ainsi défilerons devant le public, professionnel ou autre, les cadres de Bicitizen, de Synergence, de Greenflex ou d’Ethicity qui font leur chiffre d’affaires dans le « greenwashing ». Ils ne seront pas dépaysés aux côtés des intervenants d’UNIFA , Union des Industries pour la Fertilisation ou de VIVECIA, la plus grosse coopérative céréalières française qui réalise 4,2 milliards d’euros par an. Dans cette logique, c’est Pierre Pagesse qui sera responsable de la table ronde consacrée aux semences puisqu’il est Président du GNIS, le Groupement National Interprofessionnel des semences qui s’oppose depuis des années à la reconnaissance des semences paysannes et de la liberté des les utiliser.
On se demande ce que peuvent bien faire dans cette opération, Bruno Rebelle, l’ancien responsable de Greenpeace et Nature et Découverte. Simplement à servir de caution à une association qui ne souhaite que de faire vendre encore plus et encore plus mauvais.


{{La Confédération Paysanne convoque le public jeudi 20 à 12 h devant le Théatre d'Orléans pour protester. Avec l'appui de Marc Dufumier et, notamment, de Slow-Food, d'Attac, de Nature Centre, de l'association éco-logiques, de Graine Centre, de Bio Loiret, de Terres de Liens et de toutes AMAP du Loiret. }}

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