Le silence de l’agnelle

Bernard Langlois  • 15 février 2007 abonné·es

De loin (de ma thébaïde limousine, qui est un peu mon étoile de Sirius à moi ­ révérence gardée !), je suis comme je peux cette étrange campagne présidentielle : journaux, radios, télé (réduite à trois chaînes, plus Canal en clair, vous ne pensez pas qu'on dispose déjà de la TNT dans nos contrées reculées...) et Internet. Ça permet tout de même de se faire une petite idée.

Il y a encore deux jours, la rumeur médiatique nous assurait que Ségolène était au fond du trou.

La Pimprenelle du Poitou n'était plus qu'une « Bécassine » , dont les bourdes à répétition faisaient se gondoler la France entière, et l'ignorance crasse (rendez-vous compte, elle ne sait même pas combien on a de sous-marins nucléaires !) provoquait la risée du monde civilisé. Sa « démocratie participative » n'était qu'un gadget, destiné à masquer la vacuité de son projet politique : on avait beau tendre l'oreille, on n'entendait rien de rien. C'était le silence de l'agnelle. Mais qu'était-elle venue faire dans cette galère, comment un grand parti politique responsable avait-il pu se fourvoyer en la choisissant comme capitaine, lui qui ne manquait pourtant pas de timoniers compétents et experts en la manoeuvre ? D'ailleurs, les sondages ne laissaient plus de place au doute : le « trou d'air » de la candidate l'emportait vers le triangle des Bermudes, et Sarkozy avait quasiment course gagnée. Sa compétence

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Edito Bernard Langlois
Temps de lecture : 8 minutes