La voix de la vielle
Jouée depuis plus de mille ans, la vielle à roue n’est pas qu’une curiosité folklorique. Pour Pascal Lefeuvre, qui se produit dans plusieurs festivals, elle convient à tous les répertoires, même les plus contemporains.
Vous avez appris la guitare classique, vous avez aussi joué du banjo et de l'accordéon. Pourquoi avoir finalement choisi la vielle à roue ?
Pascal Lefeuvre : Si j'étais pianiste, me poseriez-vous la même question ? [Rires.] C'est vrai que la vielle à roue est un instrument un peu rare. Pour moi, c'est une histoire d'affinité et d'intimité. Quand j'étais ado, je baignais dans le milieu du folk, la vielle à roue y était l'instrument roi : je l'ai croisée et ai été fasciné par son univers mystérieux. En 1976, j'ai commencé à en jouer, j'ai abandonné les autres instruments et, comme je n'en ai pas encore fait le tour, je continue. Comment avez-vous appris ?
Comme pour un autre instrument : j'ai fait un stage. La vielle à roue existe depuis mille ans et a toujours été jouée ; il y a toujours eu des joueurs de vielle, même si on ne les
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