Bernard Lavilliers : « Je suis anar, mais l’analyse marxiste, je respecte »

À l’occasion de la sortie d’un DVD où il interprète Léo Ferré, le chanteur revient sur son parcours. Il réaffirme un engagement jamais démenti auprès des travailleurs ou des prisonniers. Et dénonce avec vigueur le processus qui a mené à la crise du capitalisme.

Cédric Gouverneur  • 2 juillet 2009 abonné·es
Bernard Lavilliers : « Je suis anar, mais l’analyse  marxiste, je respecte »
© DVD : Lavilliers chante Ferré, avec l’Orchestre national de Lyon. Un film réalisé par Yoann Belton (1 h 50).

Trente mille personnes ont assisté en 2006 aux douze concerts de Bernard Lavilliers en hommage à Léo Ferré, avec l’orchestre national de Lyon. Le DVD d’un de ces récitals, filmé le 24 octobre 2006 à l’auditorium Maurice-Ravel de Lyon, est aujourd’hui en vente. Le chanteur y interprète vingt-cinq titres de son ami Léo – dont certains furent écrits par Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Louis Aragon ou Jean-Roger Caussimon. Le baroudeur stéphanois – 23 albums, quarante années de carrière – parle à Politis de Ferré, d’Aragon, de ses engagements et de ses voyages.

Politis : Tout jeune, avant de partir au Brésil, vous avez été ouvrier à Saint-Étienne. En Mai 68, vous chantiez dans les usines occupées. Aujourd’hui, vous chantez pour les ouvriers licenciés…

Bernard Lavilliers : Les gens donnent huit heures de leur vie par jour à des multinationales qui s’arrogent tous les droits, qui les virent ou veulent les contraindre à devenir des « intermittents du travail » – bosser une semaine, chômer une autre. Quand je rencontre les salariés, je ne leur fais pas la morale, je tente de leur remonter le moral. Je leur conseille de se syndiquer, parce que l’hécatombe ne va pas s’arrêter

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