Quand la libéralisation déraille
Le rapport d’une enquête parlementaire consacrée à la situation de l’industrie ferroviaire confirme les dangers et dysfonctionnements liés à l’ouverture du secteur à la concurrence.
dans l’hebdo N° 1156 Acheter ce numéro

En 2010, la SNCF supprimait 4 000 emplois de cheminots. De 2002 à 2005, l’entreprise publique a supprimé 13 550 postes, déplorent les syndicats, qui régulièrement mettent en cause la libéralisation du secteur ferroviaire. Car les bienfaits de l’ouverture à la concurrence du rail se font toujours attendre, si l’on en croit les travaux de la commission d’enquête parlementaire sur la situation de l’industrie ferroviaire, présidée par le député communiste Alain Bocquet, qui a auditionné pendant six mois divers professionnels du rail. Le rapport de cette commission, rendu public le 8 juin, dresse un bilan alarmant de l’industrie ferroviaire depuis 1997, première étape de la libéralisation, et une projection tout aussi alarmante sur le devenir de la SNCF.
Le rapport met en évidence un manque d’harmonisation des