« la Vie d’Adèle » : Sur la passion, un cas d’école
Au-delà des polémiques, la Vie d’Adèle, d’Abdellatif Kechiche, est un grand film à problèmes.
dans l’hebdo N° 1272 Acheter ce numéro
C’est l’une des nécessités de la machine médiatique que de se trouver des objets propices à alimenter le spectacle permanent dont elle est à la fois l’instigatrice et la bénéficiaire. Avec la Vie d’Adèle, chapitres 1 et 2 (son titre intégral), et les polémiques qui l’accompagnent, nous sommes incontestablement en présence de l’un de ces objets, et même d’un morceau de choix : rien de ce qui concerne le film, depuis sa projection cannoise, n’a échappé à l’hystérisation collective.
Ce fut d’abord sa réception critique à Cannes. La Vie d’Adèle y a écrasé tous les autres films, et ce dans une unanimité si imposante que nulle discussion ou nuance dans l’appréciation n’était intelligible. Puis ce fut le temps des règlements de comptes post-tournage et de leur médiatisation, qui, au moment où sort le film, n’est pas achevée. Celle-ci n’est pas sans déclencher un malaise, quelle que soit la mauvaise réputation d’Abdellatif Kechiche (qui n’est pas nouvelle, mais ses précédents films n’avaient pas obtenu de Palme d’or) sur sa manière de se comporter sur un tournage. Autrement dit : quand on
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