Le climat, une affaire politique
Peu importe que l’on appelle ça « décroissance », « sobriété » ou « post-croissance », l’idée est la même. Elle suppose un autre partage des richesses.
dans l’hebdo N° 1326 Acheter ce numéro

Nous voilà en face d’une étrange contradiction. Nul ne peut nier que les climato-sceptiques, comme on les appelait trop aimablement, ont perdu la bataille culturelle. On ne les voit quasiment plus balader leur mauvaise foi sur les plateaux de télévision. Leurs arguments ont été écrasés sous des tonnes d’études et de statistiques irréfutables, ou contredits par la simple et tragique évidence de la fonte des glaciers, pour ne citer que cet exemple spectaculaire.
Même les journalistes amateurs de sports de combat ont renoncé à cette fausse objectivité qui consiste à organiser des confrontations entre ceux qui pensent que la Terre est ronde et ceux qui prétendent qu’elle est plate. Balayés, donc, les experts vénaux, et laminés les marchands
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