NPA : « La Grèce ne doit pas céder »

En meeting à Paris, le 25 juin, le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) a plaidé l’annulation de la dette grecque. Et donné la parole à des représentants de la gauche radicale anti-austérité.

Omar Belkaab  • 26 juin 2015
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NPA : « La Grèce ne doit pas céder »

« Nous n’avons pas le choix, nous irons jusqu’au bout. » Pour Stathis Kouvelakis, membre du comité central de Syriza, la bataille de la Grèce est à un moment de bascule. Tout se joue maintenant. Devant 150 à 200 personnes réunies dans le gymnase Bidassoa à Paris, le représentant de l’aile gauche du parti s’est lancé dans une longue allocution dénonçant le « diktat de la troïka » . Nouvelle hausse des taxes, recul de l’âge de la retraite, poursuite des privatisations et augmentation des cotisations sociales. Autant de mesures auxquelles « il ne faut pas céder » . Sous les applaudissements, Stathis Kouvelakis a insisté :
« La messe n’est pas dite. Face au chantage, continuons la résistance. »

Résistance. C’est justement le mot d’ordre d’Olivier Besancenot, membre de la direction du NPA. Il estime que les créanciers de la Grèce veulent tenir en échec le gouvernement d’Alexis Tsipras pour empêcher toute réussite de la gauche radicale en Europe.

Sortir de la zone euro

Il n’y a pas de négociations entre la Grèce et ses créanciers. Car quand la situation d’arrivée est pire que celle de départ, on ne peut pas appeler ça des négociations » , affirme Stathis Kouvelakis, amer. Il estime que le FMI, la BCE et la Commission européenne demandent à Syriza « de capituler » . « Mais Syriza n’a pas été élu pour poursuivre la politique capitaliste de la troïka » , ajoute-t-il.

Il revient sur les événements du début de l’année 2015. Alors que la victoire de Syriza aux élections législatives du 25 janvier « avait insufflé de l’espoir et mobilisé le peuple, l’adversaire a tout de suite dégainé son arme monétaire » . En mettant fin aux prêts à taux réduits aux banques grecques, la BCE « a mis à genoux le gouvernement d’Alexis Tsipras qui s’est vu forcé de signer un accord en février car la panique bancaire était aux portes » .

Et de conclure en rappelant la solution prônée par l’aile gauche de Syriza : une sortie pure et simple de la zone euro.

Lutte des classes

Kostas Skordoulis de l’organisation communiste grecque OKDE-Antarsya, a également pris la parole. « Plus Syriza cède, plus la troïka en demande » , constate-t-il. Il exhorte donc tous les militants prendre le chemin de « la mobilisation massive, de la grève, des occupations et des manifestations de masse dans les écoles, les universités et les lieux de travail » .

Pour lui, les négociations sont vaines et inutiles car « il n’existe pas de bien commun entre capitalistes et ouvriers » .

Podemos, vecteur d’espoir

Le meeting était également l’occasion de mettre en avant les réussites de la mobilisation sociale. Pour Roman Sierra, député d’Aragon, les victoires électorales de son parti Podemos en Espagne « ouvrent des chemins nouveaux et donnent de l’espoir aux gens » . Basé sur un mouvement solidaire, Podemos montre « l’importance de la solidarité » .

Lire > Espagne : « Une fenêtre historique »

Une solidarité qui s’applique également au peuple grec. Roman Sierra appelle à « soutenir le gouvernement d’Alexis Tsipras dans sa lutte contre la dictature des créanciers » .

Politique
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