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Contre l’impuissance des États, la désobéissance citoyenne

En dépit de l’état d’urgence, le porte-voix militant est plus que jamais résolu à couvrir les congratulations factices de la COP 21.

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L’échec a été banni par principe par les organisateurs, il y aura donc un « Accord de Paris » en fin de semaine à la COP 21, ne serait-ce que pour la façade. Une certitude qui prépare les grimaces : le risque est patent de n’y trouver que de cosmétiques recettes sur la même jambe de bois.

La galaxie militante a pris depuis longtemps la mesure de l’embourbement de l’îlot du Bourget. Ils étaient près de 30 000 à Montreuil (93) en fin de semaine pour un Sommet citoyen pour le climat, ponctué d’appels forts et affichant une détermination plus homogène que jamais. Même analyse : la crise climatique est l’enfant d’un système qui va dans le mur, et doit être profondément réformé. Même conviction : il existe des alternatives, à notre portée, déjà expérimentées, à la hauteur du défi, et dans tous les domaines – énergie, économie, déchets, agriculture, alimentation, numérique, habitat, mobilité, éducation… Même stratégie : l’alliance globale, entre syndicats, ONG, mouvements de justice climatique, minorités, migrants, etc.

Après ce succès, confirmant les mobilisations pacifiques du 29 novembre en dépit de l’état d’urgence, le porte-voix militant est plus que jamais résolu à couvrir les congratulations factices de la COP 21 au lendemain de sa conclusion. Les mobilisations du 12 décembre sont donc maintenues, et même renforcées. Dont un rassemblement au Champ-de-Mars (Paris) et une opération « Lignes rouges » (à ne pas dépasser) dans un lieu symbolique. Autorisés ou non. Pour ces citoyens, la désobéissance pour une justice climatique est un devoir historique.


Photo : Venance/AFP

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