« Kaili Blues » : Le temps dilué
Kaili Blues, le premier film du Chinois Bi Gan, impressionne tant par sa maîtrise que par son audace esthétique.
dans l’hebdo N° 1396 Acheter ce numéro

Kaili Blues se présente comme un songe, dans lequel le spectateur se déferait toujours plus de ses repères. Au cours d’un plan bref, la caméra se rapproche du crâne du personnage principal, Chen (Chen Yongzhong), comme si elle pénétrait son esprit alors qu’il est en train de dormir. Le cinéaste joue aussi avec la figure récurrente de l’horloge, dans cette histoire où le temps se désarticule. Mais qui craindrait un film sans
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :
Pour aller plus loin…
« Un champ de fraises pour l’éternité », micro-utopie
« In Waves » : la vie, jusqu’au bout
« L’unité de la filmographie de Youssef Chahine, c’est sa liberté »