Dossier : Ces socialistes qui disent non

Travail : Réformer ? D’accord, mais autrement !

Des solutions existent pour sortir par le haut des défis posés par le capitalisme du XXIe siècle.

Cet article est en accès libre. Politis ne vit que par ses lecteurs, en kiosque, sur abonnement papier et internet, c’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas prendre de publicité sur son site internet. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance, achetez Politis, abonnez-vous.


Les modifications annoncées le 14 mars par Manuel Valls (retrait du plafond des indemnités aux prud’hommes et des droits unilatéraux aux PME, généralisation de la garantie jeune) n’ont pas atténué la nature du projet de réforme du droit du travail. En mettant les accords d’entreprise au-dessus de la loi, il poursuit son principal objectif : adapter le système social français au « bon fonctionnement des entreprises ».

Outre l’impact que pourrait avoir ce basculement législatif sur les conditions de travail des Français, son inefficacité pour lutter contre le chômage est dénoncée par de nombreux économistes. Les multiples épisodes de déréglementation du travail, dans notre histoire ou celle de nos voisins, ont en effet montré les effets pervers de la course au moins-disant social. A contrario, des solutions existent pour sortir par le haut des défis posés par le capitalisme du XXIe siècle.

À commencer par redonner à l’État un rôle moteur pour l’économie et protecteur pour les salariés, grâce à une action ambitieuse sur le terrain écologique et social. La reprise en main que proposent ces économistes réhabilite l’idée de solidarité, de partage – des richesses comme du temps de travail – et inscrit le « dialogue social » au cœur de la vie des entreprises. Le travailleur, selon eux, ne doit plus être considéré comme un « coût » pour les actionnaires, mais comme une pièce maîtresse de la chaîne de décision d’une entreprise, ce qui contribuera à assainir sa gouvernance. Comme on le voit dans l’entretien que Pierre Larrouturou nous a accordé, ces pistes nouvelles requièrent un esprit innovant et, bien sûr, un changement total de politique.


Photo : Julien Pitinome/NurPhoto/AFP

Haut de page

Voir aussi

Articles récents