Dettes pourries

Des militants d’Attac veulent relancer la guérilla juridique contre les « emprunts toxiques ».

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La petite communauté d’agglomération de Vichy-Val d’Allier, en Auvergne-Rhône-Alpes, aimerait sortir des « emprunts toxiques » par la petite porte. La collectivité, qui s’est endettée de 12 millions d’euros à taux variable en 2007, a voté fin juin trois délibérations abandonnant les poursuites contre la banque Dexia. C’est la condition imposée depuis 2014 à quiconque souhaite bénéficier de l’aide du fonds de soutien mis en place par l’État.

Mais trois indécrottables militants d’Attac passaient par là. Et, comme d’autres collectifs citoyens ailleurs en France, ils tiennent à cette vieille idée qu’est la justice. Un recours pour « excès de pouvoir » vient d’être déposés contre ces délibérations_. Ils espèrent inspirer les quelque 1 500 communes victimes des « emprunts toxiques » et relancer la guérilla juridique contre ce fameux ennemi « qui n’a pas de visage »_.


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