Non, le FN n’a pas changé…

L’université d’été du parti d’extrême droite visait une nouvelle fois à donner une image « apaisée ». Mais les charges contre les immigrés et les musulmans sont toujours les mêmes. Reportage

Dans un couloir de l’immense hangar qui abrite le rassemblement du Front national, un peu à l’écart de la foule, une jeune fille enlève ses sandales pour les remplacer par des escarpins rouges qu’elle vient de sortir de son sac. Les talons hauts mettent en valeur sa silhouette cintrée dans une petite robe grise. Une touche de glamour à l’image des -« Estivales de Marine Le Pen », le nom que le FN a donné à son université d’été : les deux jours de rassemblement des cadres et des militants du parti à Fréjus, le week-end dernier, semblent avoir été placés sous le signe de la séduction. À l’entrée de l’espace Caquot, l’ancien hangar aéronaval qui abrite les scènes et les stands des délégations régionales du FN, l’affiche de l’événement annonce la couleur. On y voit un coucher de soleil sur la mer, une image qui correspond bien au slogan utilisé ces derniers mois par Marine Le Pen, « La France apaisée », et dont le logo du parti est absent. « Pour arriver à plus de 50 % des voix à cette élection, il va falloir rassembler, dépasser le cadre du Front national », affirme ainsi David Rachline, le jeune sénateur-maire de Fréjus, intronisé directeur de campagne lors de ces Estivales.

Il reste 85% de l'article à lire.

   Pour lire la suite de cet article, identifiez-vous ou créez un compte :

Article réservé

Pour lire cet article :

Consultez nos offres d’abonnement,
à partir de 8€/mois.
Déjà abonné(e) ?
Identifiez-vous.

Vous pouvez aussi acheter le journal contenant cet article ici

Haut de page

Voir aussi

Depuis 2018, on « revient à l’école de l’ordre, plus verticale »

Société accès libre
par ,

 lire   partager

Articles récents

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notfications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.