Patrick Chamoiseau : La maman et l’indistinct

Dans La Matière de l’absence, Patrick Chamoiseau décèle les échos que lui révèle la mort de sa mère avec l’histoire de l’Amérique et des Caraïbes. Un livre d’amour et de connaissance.

Christophe Kantcheff  • 26 octobre 2016 abonné·es
Patrick Chamoiseau : La maman et l’indistinct
© Photo : DR

On ne pouvait trouver titre plus juste : La Matière de l’absence. Le nouveau livre de Patrick Chamoiseau est un prodige de dessillement du regard. L’auteur nous entraîne sur des territoires qu’il porte dans sa chair, que l’on ne sait percevoir, trop peu (re)connus dans nos contrées occidentales. Donner à comprendre et à ressentir « la matière de l’absence » est une des définitions possibles de la littérature. Ce livre honore celle-ci à merveille.

La mort de la mère de l’auteur, Man Ninotte, enracine le mouvement de l’écriture. Mais, si la disparition est douloureuse, elle ne donne pas lieu à une œuvre de plainte. La Matière de -l’absence invite au parcours d’une conscience qui se déploie. Le récit s’apparente peut-être à un « roman », comme l’annonce la page de garde, plus sûrement à un entremêlement de souvenirs autobiographiques, de récits historiques, de réflexions intimes et politiques. Bref, à un texte hybride, comme l’est la langue sans cesse inventive de Patrick Chamoiseau, rehaussant le français d’un créole <

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Littérature
Temps de lecture : 5 minutes