[DIRECT] « Il n'y a aucune raison de s'arrêter », pour Philippe Martinez

Des grèves et manifestations ont lieu aujourd'hui dans toute la France à l'appel de la CGT, de Solidaires, de la FSU, de l'Unef et de certaines fédérations Force ouvrière et CFDT. Une journée déterminante pour l'avenir du mouvement contre les ordonnances réformant le code du travail.

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21h40. 132 000 personnes ont défilé dans toute la France selon le ministère de l'Intérieur, « plusieurs centaines de milliers », a assuré de son côté la CGT, sans donner de chiffre précis. Son secrétaire général Philippe Martinez a toutefois reconnu sur Franceinfo que le nombre de manifestants avait été « un peu inférieur » au 12 septembre.

Mais « le mécontentement est là, la mobilisation est là » et « il n'y a aucune raison de s'arrêter, bien au contraire », a-t-il insisté.

Le 12 septembre, entre 223 000 et 500 000 personnes (chiffres police et CGT) avaient défilé dans toute la France.

Le syndicat compte programmer « dans les meilleurs délais » une « nouvelle journée nationale d'actions » et la situation « exige que nous réfléchissions avec l'ensemble des confédérations », a déclaré M. Martinez.

16h48. À Nantes, du monde et quelques confrontations entre les manifestants et la police.

16h22. Premiers chiffres : la préfecture de police annonce 16 000 manifestants à Paris, alors qu'elle en avait dénombré 24 000 le 12 septembre. De leur côté, les syndicats annoncent 55 000 manifestants (contre 60 000 le 12).

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16h20. À Paris, on note une belle présence de salariés du privé, dont l'Unsa de Disneyland.

16h17. À Montauban également, plusieurs centaines de personnes ont défilé aujourd'hui.

16h11. Venus en nombre, certains syndicalistes CGT allument les traditionnels fumigènes rouges pendant que d'autres scandent « Macron, Macron, t'es foutu, les feignants sont dans la rue ».

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16h02. Selon l'AFP, Jean-Luc Mélenchon a déclaré, jeudi en marge de la manifestation à l'appel de la CGT contre la réforme du code du travail, que la mobilisation ne faisait que « commencer », prédisant un mouvement de « masse » samedi avant des mobilisations dans les branches « à partir de lundi ».

« Pour l'instant, chaque mobilisation nourrit l'autre. Les appels à mobilisation syndicale c'est pendant la semaine, et pendant les heures de travail. Donc c'est le plus haut niveau de conscience politique possible (parce que) sacrifier une journée de travail ce n'est pas rien, il faut être convaincu », a-t-il salué.

Également interrogé sur le fait que la CGT allait essayer ou non de mobiliser les gens pour manifester samedi, M. Mélenchon a répondu : « Ce n'est pas trop son domaine. La CGT n'a jamais appelé à une seule des démarches auxquelles nous avons appelé dans le passé, même du temps du Front de gauche. C'est normal parce que les syndicats ont des adhérents venant de tous les horizons politiques, par conséquent il ne leur est pas possible de se lier politiquement à un mouvement. »

Questionné sur les chances de voir la mobilisation aboutir à un retrait des ordonnances par le gouvernement, il a déclaré : « On peut arriver à les lui faire retirer. […] Dans une démocratie les dirigeants politiques ont une conscience du rapport de force. Et ils doivent évaluer la situation. On ne peut pas imposer à un grand peuple quelque chose dont il ne veut pas, ça ne s'est jamais vu », a-t-il plaidé.

15h21. Selon l'AFP, la mobilisation apparaissait en retrait, selon les premiers chiffres recueillis en régions auprès des organisateurs et des autorités. Mais Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a revendiqué un niveau de mobilisation « équivalent » à celui de la semaine dernière et « plus de débrayages dans les entreprises », au départ de la manifestation parisienne où flottaient les drapeaux des syndicats organisateurs, mais aussi, comme en régions, ceux de FO, de la CFDT et de la CFE-CGC, dont les centrales n'ont pas appelé à se mobiliser.

Dans la plupart des cortèges, étaient également très présents les représentants de la France Insoumise, qui prévoit une manifestation samedi contre le « coup d'État social » que représente cette réforme. « Ce n'est qu'un début », a lancé à Paris Jean-Luc Mélenchon, promettant « la masse » samedi.

15h07. À Paris, l'habituel cortège de tête a pris position en début de manifestation.

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14h57. Dans la manifestation parisienne, l'opposition au gouvernement se montre aussi par les pancartes.

14h51. La France insoumise est présente dans les manifestations un peu partout en France, avant son grand rendez-vous du 23 septembre « Contre le coup d'État social » à Paris.

14h10. Tout un symbole : dans la manifestation parisienne, devant La Rotonde, brasserie où Macron avait célébré sa qualification pour le second tour de l'élection présidentielle, une banderole s'adresse au candidat devenu Président : « L'État ruine le peuple ».

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14h05. Bien que leur secrétaire général, Jean-Claude Mailly n'ait pas appelé à manifesté, plusieurs fédérations syndicalistes Force Ouvrière sont venues manifester contre la loi travail, ce jeudi 21 septembre.

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13h55. À Paris, la nouvelle mobilisation contre la loi travail s'apprête à démarrer depuis le boulevard Montparnasse. Le cortège, passera par le boulevard Raspail, fera étape place Denfert-Rochereau, puis finira son parcours place d'Italie. La fin de la manifestation est prévue à 18 heures.

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13h15. À Rennes, devant des journalistes de Ouest-France, un responsable Force ouvrière d'Ille-et-Vilaine appelle tous les secteurs à développer des actions de blocage et des grèves, seul moyen selon lui de bloquer l'appareil productif pour faire céder le gouvernement.

13h11. D'après l'AFP, plus d'un millier de CRS (Compagnies républicaines de sécurité), opposés à une réforme soumettant leur indemnité de déplacement aux prélèvements sociaux, se sont faits porter pâle jeudi, selon des sources policières et syndicales.

12h33. À Bordeaux, les insoumis applaudissent les manifestants de la CGT.

12h22. À Rouen (où des blocages ont eu lieu ce matin), à Caen, à Niort, des manifestations ont lieu également ce matin.

12h19. Le SNU-Pôle emploi FSU est dans la rue aujourd'hui, quelques jours après l'annonce de nombreuses suppressions de postes à Pôle emploi par le gouvernement.

12h10. La mobilisation a également lieu ce matin à Montpellier et Rennes.

11h44. Des manifestations ont également lieu à Clermont-Ferrand, Pau et Saint-Nazaire.

11h40. À Toulouse, le départ de la manifestation vient d'être donné.

11h34. Selon l'AFP, des opérations escargots et des blocages étaient signalés ce matin à hauteur de Béthune et Compiègne (Hauts-de-France), Nancy et Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle), à Rouen ou au Havre.

À Nice, les trams et bus étaient couverts de slogans de la CGT peints en blanc, à la façon des écritures de l'artiste Ben : « Attention fainéants », « Non au CDD de 5 ans ». Des gestes dénoncés par Christian Estrosi, maire de Nice :

Côté réactions syndicales, Philippe Louis, président de la CFTC, a rétorqué ce matin à Emmanuel Macron qui avait déclaré mardi « La démocratie, ce n'est pas la rue » : « La rue aussi, c'est la démocratie ». Le leader syndical n'appelait cependant pas à se joindre à cette deuxième mobilisation.

11h32. À Marseille, des milliers de manifestants sont déjà rassemblés.

11h29. Les lycéens sont mobilisés aujourd'hui, par exemple à Grenoble, selon L'UNL.

11h23. À Perpignan également, les manifestants sont en mouvement contre les ordonnances.

11h12. À Limoges, la manifestation a déjà commencé.

11h03. Au Havre, des blocages ont eu lieu avant la manifestation ce matin.

10h53. À Rouen, le port a été bloqué ce matin par des dockers, routiers et étudiants.

10h32. La CGT organise ce jeudi avec Solidaires une deuxième journée d'action contre les ordonnances, après une première le 12 septembre, qui a rassemblé entre 223 000 (selon la police) et 500 000 (selon la CGT) personnes dans toute la France.

M. Martinez a dit sur LCI « regretter » l'absence de Laurent Berger (CFDT) et Jean-Claude Mailly (FO), pour construire une « mobilisation unitaire », alors même qu'ils s'opposent eux-aussi aux ordonnances réformant le Code du travail, faisant néanmoins remarquer que certains de leurs militants sont, eux, aux côtés de la CGT « dans les cortèges ».

« Mais je ne désespère pas et c'est pour ça que je pense qu'il faut que nous nous rencontrions rapidement pour envisager des formes de mobilisation unitaire », a-t-il poursuivi.

Cependant, des fédérations et structures locales dissidentes au sein de Force ouvrière, de la CFDT et même de l'Unsa ont appelé à se joindre au mouvement. Ce jeudi, 58 unions départementales FO, sur 95, ont appelé à descendre dans la rue avec la CGT et Solidaires pour réclamer le retrait d'ordonnances « qui poursuivent et aggravent la loi El Khomri ». C'est également le cas de la fédération de la métallurgie CFDT et de l'Unsa Ferroviaire (deuxième syndicat à la SNCF), et de 11 fédérations de la CFE-CGC dans un appel commun.

De plus, les secrétaires généraux de la CFDT, de la CFTC et de l'Unsa ont dénoncé dans une tribune parue dans Les Échos un « projet déséquilibré ». En cas de succès de la journée de mobilisation, cela pourrait laisser augurer d'un ralliement de la CFDT au mouvement social initié par la CGT.


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