« Good Time », de Benny et Josh Safdie : Pattinson à toute berzingue

Dans Good Time, Benny et Josh Safdie filment magistralement l’infernale fuite en avant d’un petit malfrat.

Pour une fois, on ne regrettera pas l’intense médiatisation dont fait l’objet Robert Pattinson. Ils ne sont pas légion les comédiens, états-uniens de surcroît, à avoir commencé leur carrière au cœur de la grande machinerie hollywoodienne (Harry Potter, Twilight) et suivi le trajet inverse de la plupart en rejoignant les rives d’un cinéma d’auteurs exigeants. David Cronenberg lui a permis de prendre cette nouvelle direction, avec le rôle austère qu’il lui avait donné dans Cosmopolis (2012). Connie, le personnage que Robert Pattinson interprète dans Good Time, de Benny et Josh Safdie, est tout le contraire : exalté, extraverti. Il y est tout aussi remarquable.

À Cannes, Good Time a pu faire figure d’outsider dans la compétition. Il eût été à nos yeux une réjouissante Palme d’or. Non seulement au vu du film qui en a été honoré, l’horrible The Square, mais surtout parce que Good Time, aux allures de simple polar, révèle derrière son absence de prétention une grande richesse. Tout d’abord de mise en scène. Déjà saisissante dans les œuvres antérieures des frères Safdie, en particulier l’excellent Mad Love in New York (2014), elle oscille entre gros plans découpés sur Connie/Pattinson et des scènes d’action ou de confrontation entre personnages qui sont toutes filmées à l’os.

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