« L’Atelier », de Laurent Cantet : L’écriture au-delà des murs

Dans L’Atelier, Laurent Cantet met en scène des jeunes de milieux déshérités travaillant à une fiction avec une auteure de polars.

Laurent Cantet n’avait pas tourné en France depuis Entre les murs. Or, L’Atelier n’est pas sans points communs avec ce film qui, en 2008, lui a valu la Palme d’or. On retrouve des adolescents travaillant ensemble, non avec un professeur de français mais cette fois avec un écrivain, Olivia (Marina Foïs), auteure consacrée de polars. Le huis clos d’une salle de classe a disparu et laisse place au soleil éclatant de la côte méditerranéenne, à La Ciotat. Plus de murs, donc ? Illusion. Les murs sont bien là, dans la tête de la plupart des participants à cet atelier d’écriture, jeunes à la peine dans leur scolarité, dont on imagine la difficulté à penser leur existence au-delà de leur cadre de vie habituel. L’histoire des chantiers navals de La Ciotat pèse également de tout son poids, symbolisée par les imposantes structures qui dominent la ville. L’objectif de cet atelier est précisément de repousser les murs. « C’est difficile », dit Olivia au tout début, confrontée à un long silence de la part des jeunes, alors que la circulation de la parole et la vivacité des réparties vont innerver L’Atelier – trait commun de plusieurs films récents, dont 120 Battements par minute, de Robin Campillo, qui est aussi le coscénariste du film de Laurent Cantet. C’est qu’ils partent de rien et doivent puiser en eux pour inventer une fiction, qu’ils vont peu à peu écrire, fruit d’un travail de collaboration.

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