Bibliothèques du dimanche

L’augmentation de 8 millions d’euros de la dotation générale de décentralisation en faveur des bibliothèques, votée pour les cinq ans à venir, est notoirement insuffisante.

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À quoi servirait-il d’avoir un « président philosophe » (sic) si celui-ci ne se déplaçait pas quand il est question de culture et de livres ? Le 20 février, Emmanuel Macron s’est donc rendu en personne – on appelle cela « un symbole fort » – à la remise du rapport d’Erik Orsenna et Noël Corbin sur les bibliothèques à la ministre de la Culture, Françoise Nyssen. Principal objectif : les extensions d’horaires. Soit l’ouverture des bibliothèques le dimanche – une promesse de campagne –, quand la population active n’est pas forcément au travail et afin d’aider les étudiants, dont les bibliothèques universitaires sont misérables. Riche idée. Tout comme d’autres développées dans ce document par les deux rapporteurs, inspirés par ce qui se fait dans les pays d’Europe du Nord, et sans doute par le dernier film de Frederick Wiseman, sorti cet automne, sur la formidable bibliothèque publique de New York. Problème : l’augmentation de 8 millions d’euros de la dotation générale de décentralisation en faveur des bibliothèques, votée pour les cinq ans à venir, est notoirement insuffisante. Pour réaliser ce point du programme d’Emmanuel Macron, le gouvernement a donc besoin du financement des collectivités territoriales, lesquelles souffrent elles-mêmes des baisses de crédits de l’État. Mais ce sont elles, les méchantes qui diront non !


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