[POLITIS 30 ANS] 11 mars 1993 : pour la parité

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En 1993, Politis ne paraissait plus que sous la forme d’une maigre lettre de 16 pages. Mais, le 11 mars de cette année, trois jours après ce qu’il appelait la « Journée internationale des femmes », Bernard Langlois consacrait son édito à une anomalie bien française : les femmes, « 53 % du corps électoral », ne constituaient que « 5,7 % de la représentation parlementaire (Sénat + Assemblée nationale) ». « Au Palais-Bourbon, elles ne sont que 33, sur 577 députés élus en 1988 », notait-il, déplorant que le scrutin annoncé à la fin de ce même mois allait encore accoucher d’« un des Parlements les plus dérisoirement couillus de l’après-guerre », plaçant notre pays à l’avant-dernier rang européen. Face à un univers politique « très largement phallocrate », le fondateur de Politis faisait « le pari » que la parité, dont la revendication venait d’être réactivée, « sera[it] le grand débat des dix prochaines années, et qu’on finira[it] par l’imposer ». Le 6 juin 2000, la loi sur la parité en politique était promulguée.

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