[POLITIS 30 ANS] 21 avril 1988 : La parole à « ceux qu’ont trop à dire pour pouvoir le dire »

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Le 21 avril 1988, trois jours avant le premier tour de la présidentielle qui verrait François Mitterrand réélu, Politis donnait la parole à des abstentionnistes, des « sans voix » rencontrés par Fabrice Nicolino dans une université populaire d’ATD-Quart monde. Quelques-uns de ces « deux millions cinq cent mille pauvres infiniment moins puissants que le moindre lobby de la betterave », « sans partis, sans syndicats, sans porte-parole ». Des personnes pourtant plus confrontées que les autres à des problèmes de santé, de logement, de chômage, d’alimentation, à l’image de celle qui témoignait : « J’ai été une fois aux Restaurants du coeur, je n’ai même pas pu manger ce qu’ils donnaient parce que je n’ai plus de dents. » Ceux-là ne voteraient pas le dimanche suivant, mais Politis les réinstituait comme des sujets politiques à part entière. Ce « vote silencieux » avait déjà « tendance à grossir », il n’a pas arrêté depuis… Et notre journal a persisté à s’en préoccuper, sans misérabilisme ni moralisme.

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