« Retour à Bollène », de Saïd Hamich : La douleur d’un transclasse

Avec Retour à Bollène, Saïd Hamich signe un très beau premier film sur la honte éprouvée par un homme envers sa famille.

R etour à Bollène, comme Retour à Reims, le livre fameux de Didier Eribon. Après plusieurs années d’absence, Nassim (Anas El Baz), qui s’est établi aux Émirats arabes unis, rend visite à sa famille dans cette petite ville du Vaucluse où il a grandi. Les premières images sont éloquentes : d’abord quelques plans sur l’opulente Abou Dhabi. Puis, au volant de sa voiture de location, Nassim roulant dans les quartiers déshérités de Bollène, où vivent les populations maghrébines.

Entre Nassim et sa famille, les contrastes sont énormes. Il est accompagné de sa femme, américaine et blonde ; trilingue, il respire l’aisance. Son frère, Mouss, s’adonne à de petits trafics, ses sœurs portent le voile, sa mère ne parle que l’arabe.

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