« Filles du feu » : Femmes en guerre

Dans Filles du feu, Stéphane Breton montre les combattantes kurdes avec justesse, sans lyrisme.

On a fait d’elles des icônes. Des pasionarias pour magazines au papier glacé : ce sont les combattantes kurdes. À Cannes, on les a vues en héroïnes d’un film (en compétition), Les Filles du soleil (à ne pas confondre avec Filles du feu), d’Eva Husson, à l’intrigue mièvre et dépolitisée, c’est-à-dire indécente. Stéphane Breton, en documentariste responsable, pose un tout autre regard sur ces femmes. Il ne les a pas filmées au front. Comme il le précise dans le dossier de presse, les Kurdes ne le lui auraient pas permis : trop dangereux. Il ne s’est pas non plus livré auprès d’elles à une enquête sur leur quotidien, sur ce qui les a poussées à s’engager, sur leur vie d’avant…

Stéphane Breton montre ces femmes dans cette zone grise de la guerre où l’on occupe une position, où l’on surveille les mouvements de l’ennemi, où l’on attend le jour du combat. Habillées de leur uniforme et la tête ceinte de l’écharpe traditionnelle, elles gardent, certes, toute leur féminité. Quand un rayon de lumière se pose sur leur visage, on est touché par la délicatesse de leurs traits, alors qu’elles affrontent des situations terriblement éprouvantes. Mais là n’est pas l’essentiel.

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