« La Saison du diable », de Lav Diaz : Adieu Philippines ?

Dans La Saison du diable, Lav Diaz évoque dans une tragédie chantée les malheurs de son pays.

Dans un village reculé des ­Philippines, au temps du président Marcos, à la fin des années 1970, deux nervis chantent leur sale boulot. Ils chantent littéralement. Ainsi commence, non sans surprendre, La Saison du diable, le nouveau film du prolifique cinéaste philippin Lav Diaz. Une élégie en noir et blanc de près de quatre heures à la mémoire des victimes de cette dictature. Une tragédie chantée plus qu’une comédie musicale, où les personnages s’expriment a cappella.

Outre les paramilitaires au service du pouvoir, les principaux personnages sont une « folle » de village (Pinky Amador), dont on a tué les proches, un sage qui appelle à la résistance et un poète, Hugo Haniway (Piolo Pascual), qui a laissé partir la femme qu’il aime (Shaina Magdayao), médecin, dans une région dangereuse tenue par les milices, où elle risque sa vie pour aider les populations démunies.

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