« True Meanings », de Paul Weller : en clair-obscur

True Meanings est l’album le plus intimiste de Paul Weller.

Les albums de Paul Weller devraient toujours sortir en automne. Ses chansons sont en accord parfait avec le mélange de mélancolie et d’indolence qui caractérise cette saison et ce sentiment de perte de l’été annonçant des jours gris. Un sentiment qui traverse aussi toute cette soul que Weller vénère depuis toujours et à laquelle il emprunte encore ici quelques frissonnements de cordes.

Non seulement True Meanings ne déroge pas à la règle, mais il baigne entièrement dans une atmosphère de lumière déclinante de fin du jour. C’est un album de coin du feu, de douce chaleur, presque entièrement acoustique si l’on excepte quelques claviers comme l’orgue, le piano électrique ou le mellotron. Mais ce sont les cordes qui tiennent le premier plan, guitares sèches, avec des arrangements très présents, un peu trop appuyés par endroits, qui font regretter qu’on ne s’en tienne pas aux frémissements déjà évoqués. Et puis bien sûr, au centre, on devrait dire au cœur, il y a la voix de Paul Weller, profonde et empreinte de la douce tristesse d’un crépuscule naissant.

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