Sibel pride

Une jeune femme muette incarne la résistance à la morale patriarcale dans la Turquie villageoise.

Le premier long-métrage de Çagla Zencirci et Guillaume Giovanetti, Noor, mettait joliment en scène un transgenre au Pakistan en rupture avec sa communauté. Sibel, leur troisième opus, poursuit dans cette voie de la différence, avec, cette fois-ci, une jeune femme muette pour personnage principal, qui s’exprime grâce à une langue sifflée locale.

L’action se déroule en ­Turquie (dont Çagla Zencirci est originaire). Considérée par les autres femmes comme une pestiférée, Sibel (Damla Sönmez) est farouche, solitaire. Seul son père (Emin Gürsoy), veuf, est pour elle un protecteur : il apprécie son âpreté au travail et son abnégation dans les travaux de la maison, alors que son autre fille, Fatma (Elit Iscan), se conduit comme une enfant gâtée.

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