Cinéma : Kira Mouratova

La Cinémathèque consacre à la cinéaste ukrainienne une rétrospective et cinq de ses films sortent en salle.

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Voici une injustice qu’il faut réparer : la cinéaste soviétique puis ukrainienne Kira Mouratova, disparue l’an dernier à 83 ans, est bien trop méconnue en France ! 

Bonne nouvelle : la Cinémathèque lui consacre une rétrospective et cinq de ses films sortent en salle. Le cinéma et la personnalité de Kira Mouratova se caractérisent de la même manière : singularité et intégrité. 

Tout est déjà dans son premier long métrage, Brèves Rencontres (1967) : une critique de la corruption dans la société soviétique, un regard féministe sur un duo de femmes attirées par le même homme et une manière cinématographique très originale. 

C’est d’ailleurs moins pour son propos que pour son invention formelle que la cinéaste sera persécutée par la censure jusqu’à la Perestroïka. Après quelques années de liberté artistique, elle connaît une autre forme d’entrave : les financeurs se détournent d’elle. Mais Kira Mouratova ne s’est pas découragée et, malgré les obstacles, a façonné une œuvre passionnante, à la hauteur des plus grands.

Cinémathèque, jusqu’au 20 octobre, cinematheque.fr

En salle (au Reflet Médicis, à Paris) : Brèves Rencontres, Les Longs Adieux, Parmi les pierres grises, Changement de destinée et Le Syndrome asthénique


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