Festival Panorama de Rio de Janeiro : Le Brésil en exil

Le Centre national de la danse, à Pantin, accueille le festival Panorama de Rio de Janeiro, dont l’édition 2019 a dû être annulée après l’arrivée au pouvoir de Jair Bolsonaro.

En matière de chef d’État grossier et populiste, on a pu penser avoir atteint un degré de calamité inégalable avec Donald Trump, devenu président des États-Unis en janvier 2017 et visiblement résolu à transformer la Maison Blanche en café du commerce où toutes les insanités sont permises. Hélas, la démagogie apparaît comme un puits sans fond dans le monde actuel et, moins de deux ans après son imposant voisin du nord, le Brésil s’est à son tour doté d’un président (au moins) aussi veule et dangereux que Trump en la personne de Jair Bolsonaro.

Inutile de dire que la culture ne revêt pas une grande importance aux yeux de ce dernier… Persuadé que le Brésil se trouve sous l’emprise d’un « marxisme culturel », il s’est lancé dans une vaste opération de refonte aux allures de croisade. Dès le mois de janvier 2019, le ministère de la Culture a été supprimé. La culture se trouve désormais reléguée au rang de simple secrétariat du ministère de la Citoyenneté et subit en conséquence de sérieuses coupes budgétaires.

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