Robert Guédiguian : « Samia Ghali doit s’allier avec Michèle Rubirola »

Le producteur et cinéaste appelle à un rassemblement de toutes les forces de la gauche marseillaise afin de donner une majorité absolue à la nouvelle maire.

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« Les résultats des municipales me réjouissent, sur le plan national comme à Marseille. Ils soulèvent un espoir et confortent cette idée que sans union des gauches, jamais rien ne se passera dans ce pays.

Nous avons pensé un moment que Michèle Rubirola et le Printemps marseillais remporteraient la majorité absolue. Cela s’est joué dans le secteur des quartiers nord, où se trouve l’Estaque. Finalement, Samia Ghali l’a emporté à 400 voix près.

Avec le journaliste Philippe Pujol et quelques autres, j’ai incité le Printemps marseillais à faire alliance avec Samia Ghali entre les deux tours. Finalement cela ne s’est pas fait. À cause de querelles anciennes, très locales, voire claniques. Tous ces gens se parlent, se connaissent bien. Cette familiarité-là est celle de personnes de gauche – y compris Samia Ghali, dont l’électorat est incontestablement de gauche. Il faut que cette alliance se fasse maintenant, pour le troisième tour, et que Michèle Rubirola soit élue maire de Marseille avec une majorité absolue. Ce qui lui permettra de mettre en œuvre son programme.

Je ne crois pas qu’il puisse se passer autre chose. Martine Vassal annonce qu’elle n’a pas encore perdu : ce refus de la réalité relève de la psychiatrie. Samia Ghali doit s’allier avec Michèle Rubirola. Sinon, ce serait une fois de plus une terrible défaite de la démocratie.

Or, la démocratie est déjà malade avec ce taux d’abstention record. À Marseille, comme dans beaucoup d’endroits, c’est dans les quartiers populaires qu’on vote le moins. Je le comprends, parce que depuis trente ou quarante ans la vie des pauvres gens ne change pas. Néanmoins, je trouve très dommage de s’abstenir quand il y a une nouvelle donne : l’écologie s’est présentée en force avec une gauche qui s’est réveillée et qui en outre soutient les mouvements citoyens. Cette abstention affecte la légitimité des élu·es.  »


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