Coronavirus : Une urgence humanitaire mondiale

La pandémie vient décupler l’ampleur d’une crise alimentaire qui s’annonçait déjà historique. Mais le pire pourrait être à venir.

T ant que nous n’aurons pas de vaccin, la nourriture restera le meilleur remède contre le chaos », résumait, fin juin, David Beasley. Le directeur du Programme alimentaire mondial (PAM) lançait un appel aux dons de 4,9 milliards de dollars face à la montée sans précédent des besoins dans le monde, dans le but d’organiser l’intervention humanitaire la plus importante de l’histoire de l’organisation onusienne : alimenter 138 millions de personnes dans le monde, un bond énorme de 40 % par rapport à 2019, qui battait déjà un record.

Et l’alarme a sonné dès le début de l’année, avant même le déploiement de la crise du coronavirus. Une violente sécheresse en Amérique centrale, la pire invasion de criquets pèlerins depuis soixante-dix ans dans la Corne de l’Afrique, etc. En avril, David Beasley prédisait une « pandémie de la faim […], la pire crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale ». En 2019, le PAM évaluait à 135 millions le nombre de personnes souffrant d’une faim « aiguë », voire de famine. Elles pourraient être 183 millions de plus d’ici à la fin de l’année, estimait l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), mi-juin, à cause de la crise sanitaire, qui amplifie tous les facteurs qui concourent à fragiliser l’accès à l’alimentation.

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