Plus loin dans le blues avec Robert Palmer

La traduction de Deep Blues de Robert Palmer est l’occasion de découvrir ce grand auteur américain qui a consacré ses écrits aux musiques populaires.

En 2009, le critique musical américain Anthony DeCurtis publiait une anthologie de textes rédigés par l’un de ses confrères : Robert Palmer. Pour le magazine Rolling Stone, DeCurtis avait été l’éditeur de Palmer et il entretenait une relation personnelle avec celui qui avait la réputation de rarement rendre ses papiers à temps. Palmer était une figure excentrique du monde de la presse. Né à Little Rock dans l’Arkansas, en 1945, il avait toujours gardé un attachement pour son lieu de naissance dont il n’hésitait pas à rappeler l’importance dans l’histoire des musiques populaires américaines, parfois éclipsée par celle des États voisins, Mississippi et Louisiane. Dans les années 1960 et 1970, installé à New York, Palmer était devenu un important critique, collaborant régulièrement avec le New York Times, et un musicien, clarinettiste du groupe d’avant-garde The Insect Trust.

Au sein du New York Times, Palmer s’occupa de 1981 à 1988 des pages consacrées à la musique populaire, n’hésitant pas à critiquer des artistes largement adulés, comme Madonna et Bruce Springsteen, dont il déplorait l’orchestration excessive des albums. Tout au long de sa carrière, le critique continua aussi à jouer de la musique, se liant d’amitié avec nombre de musiciens. Palmer et sa clarinette s’invitaient lors de concerts d’Ornette Coleman et des Rolling Stones. Un employé du New York Times raconte comment, alors qu’il était venu porter un livre chez le critique, il avait trouvé la porte close. Occupé à écouter des disques avec Keith Richards, Palmer n’avait pas entendu la sonnette. Le jour de sa mort en 1997, Sonic Youth démarra son concert par une minute de silence et Patti Smith se produisit lors de la commémoration qui lui fut consacrée.

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