« Le propre même d’une association est de s’engager pour les principes républicains »

Les organisations sportives sont soumises à une logique bureaucratique qui contraint leurs projets et leur mission.

Fruit de la fusion des organisations sportives ouvrières communistes et socialistes en 1934, unies dans la lutte contre la montée de l’extrême droite et du fascisme en Europe, la Fédération sportive et gymnique du travail (FSGT) rassemble aujourd’hui 4 700 clubs et propose une centaine d’activités physiques, artistiques et sportives à ses 270 000 adhérent·es. Elle promeut le droit d’accès au sport pour toutes et tous, et propose des activités, des formations et une vie associative permettant l’autonomie et la formation de citoyen·nes éclairé·es.

Pour Emmanuelle Bonnet-Oulaldj, coprésidente de la fédération et membre de l’Agence nationale du sport ainsi que du Comité national olympique et sportif français, la liberté associative est aujourd’hui mise à mal par une bureaucratie chronophage et des subventions insuffisantes.

Verbatim

« Le sport est un outil d’émancipation. Faire du sport, notamment quand on est une femme, c’est s’approprier son corps, un corps qui, dans nos sociétés, a longtemps été emprisonné. Les -associations sportives jouent un rôle primordial dans cette émancipation, en offrant des espaces de solidarité, de coopération, d’échanges intergénérationnels. Elles réalisent un travail de proximité et participent de la structuration des territoires. Aujourd’hui, il nous faut défendre le sport, certes, mais, plus encore, défendre le sport associatif.

À la suite des révélations de violences sexuelles dans le milieu du sport, nous avons dû mettre en place un « contrôle d’honorabilité », qui permet de vérifier que nos bénévoles n’ont pas fait l’objet d’une condamnation pour infractions sexuelles ou violentes par le passé. Ces contrôles sont évidemment nécessaires. Le problème, qu’il s’agisse d’agressions sexuelles ou d’une supposée « radicalisation » dans le sport, c’est que les réponses fournies sont d’abord répressives et de l’ordre du contrôle. Or, ce qui manque aujourd’hui, ce sont les moyens qui vont permettre aux associations sportives de jouer leur rôle de prévention et d’éducation. La seule honorabilité n’est pas une bonne réponse.

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