« En nous », de Régis Sauder : Course d’obstacles

Régis Sauder retrouve les jeunes qu’il avait filmés dix ans plus tôt dans Nous, princesses de Clèves pour constater le chemin parcouru. En nous : entre émancipation accomplie et espoirs pour la suite.

En 2011, Régis Sauder filmait une classe de première du lycée Diderot, à Marseille, qui étudiait La Princesse de Clèves. Outre l’ouverture à un chef-d’œuvre de la littérature rendue possible par l’Éducation nationale et les talents d’une enseignante, le cinéaste montrait la manière dont les élèves s’appropriaient le texte, au point que les questions soulevées par Madame de Lafayette trouvaient dans leur vie intérieure des échos très puissants. D’où le titre : Nous, princesses de Clèves.

Resté en contact avec plusieurs de ces désormais ex-lycéens et lycéennes, Régis Sauder a décidé, dix ans plus tard, de les revoir, caméra en main, pour faire le point sur ce qu’ils sont devenus. Être sortis d’une position assignée par les parents ou la société, avoir gagné en liberté, est sans conteste ce qui ressort des propos de ces tout juste trentenaires. Pour certaines, l’arrivée d’un enfant, tandis que le père est parti, a été l’occasion de revendiquer un mode d’éducation différent par rapport à la famille (Anaïs, Virginie) ou de vivre au grand jour un amour lesbien (Morgane).

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