L’art malgré la guerre

L’Observatoire de la liberté de création a réalisé un site Internet de soutien aux artistes ukrainiens dont les œuvres risquent de disparaître.

Le 27 février, les conservateurs et amateurs d’art sont saisis d’effroi. Le musée d’Ivankiv, au nord de Kyiv, a été incendié par les troupes russes. D’après les images postées sur Twitter par la première vice-ministre des Affaires étrangères d’Ukraine, Emine Dzheppar, l’épaisse fumée noire qui jaillit du toit de l’établissement laisse craindre la disparition de vingt-cinq tableaux de Maria Primatchenko. Ces œuvres ont été dévorées par le monstre de la guerre, à l’image de cet animal boursouflé d’armes que l’artiste, connue mondialement pour son travail irriguant tout le XXe siècle, avait réalisé en 1978 (1).

Pour en rappeler toute la force, c’est ce tableau que l’Observatoire de la liberté de création a choisi de mettre en avant sur un site qu’il vient de créer. Conçu comme une plateforme de soutien aux artistes ukrainiens, « ce lieu de solidarité » rassemble le travail de peintres, de chorégraphes, de sculpteurs, de poètes, vivants ou disparus, comme la comédienne Oksana Chvets, tuée par un tir de roquette, le 17 mars à Kyiv. Que ce soit pour suivre leurs activités en exil, ou bien pour montrer au public ces créations détruites ou dont l’accès est désormais impossible, l’observatoire se veut un espace où l’art demeure.

Cette initiative est portée par une dizaine de personnes, issues en grande partie de cet organisme créé sous l’égide de la Ligue des droits de l’Homme en 2002 et qui regroupe quinze organisations du monde de la culture (associations, syndicats…).

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