Jean-Louis Comolli : L’émancipation par le cinéma

Disparu le 19 mai, Jean-Louis Comolli laisse un dernier ouvrage de combat, Jouer le jeu ?, écrit à partir d’un séjour à l’hôpital.

Outre la peine qu’elle a provoquée chez ceux qui connaissaient cet homme chaleureux, la mort de Jean-Louis Comolli, cinéaste, essayiste, écrivain, grand connaisseur du jazz, parce qu’elle est survenue en plein Festival de Cannes, le 19 mai (1), a interpellé tout critique sachant ce qu’il lui doit. Il en va désormais de notre responsabilité de continuer à faire vivre la pensée de ce théoricien du cinéma, profondément exigeante et politique. Tout simplement parce que Jean-Louis Comolli s’est toujours battu contre la néfaste influence du marché néolibéral, et en faveur de l’émancipation du spectateur.

Son dernier livre, paru le jour même de son décès, en est l’illustration parfaite. Écrit à partir d’un séjour passé à l’hôpital Saint-Joseph à Paris, Jouer le jeu ? n’est pourtant pas à proprement parler un essai sur le cinéma. Mais, qu’il s’agisse de la maladie qui le tenaille, de la perspective de la mort, dont le spectre hante chaque page, des soignants, du poste de télévision perché en haut de sa chambre et qui débite ses programmes… chacun de ces sujets renvoie l’auteur au cinéma ou est pensé à travers lui.

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