« En salle » de Claire Baglin : pauvre comme un job

Claire Baglin entre brillamment en littérature avec un premier roman. En salle, d’une grande originalité, explore la question du travail.

Il est aisé d’imaginer que les deux narratrices d’En salle ne font qu’une, à deux époques distinctes, séparées tout au plus d’une décennie : la jeune femme qui décrit son activité d’équipière dans un fast-food pendant les mois d’été ; la petite fille qui raconte des moments de sa vie avec ses parents et son frère cadet, Nico. D’un côté, nous pénétrons dans l’univers des « bullshit jobs », tâches fatigantes, répétitives, sans intérêt, et sous surveillance, contribuant à la fabrication d’un produit bas de gamme.

De l’autre, nous plongeons dans le quotidien d’une famille aimante, plutôt pauvre, regardant à chaque dépense, avec un père ouvrier effectuant les quatre quarts, et dont le travail influe, d’une manière ou d’une autre, sur la vie de la maison.

Les deux récits vont ainsi poursuivre chacun leur route de part et d’autre du roman.

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