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Publié le 10 juillet 2015
Tout ça pour ça : Tsipras cède aux banquiers

Tout ça pour ça : Tsipras cède aux banquiers

Brève de Yéti

Illustration - Tout ça pour ça : Tsipras cède aux banquiers

Tout ça pour ça ? Un référendum pour ça ? Les nouvelles propositions remises à l'Eurogroupe par le gouvernement d'Alexis Tsipras reprennent à peu près TOUTES les demandes des banquiers, tant sur la TVA que sur les retraites, tant dans les réformes fiscales que sur celles concernant le marché du travail.

Certes, le problème de la dette et de sa restructuration est mentionné dans le document, mais celle-ci est renvoyée au long terme, autant dire aux calendes grecques.

On peut essayer de se rassurer autant qu'on veut, de concessions en concessions, les lignes rouges fixées par Syriza ont bien été pulvérisées et l'austérité en passe d'être renforcée dans le pays , sans que créanciers et Eurogroupe n'aient toujours RIEN accordé en retour. C'est donc bien une capitulation qui a été proposée, même si celle-ci n'est pas encore actée (toujours pas d'accord signé).

=> Lire le texte complet des propositions grecques (en anglais)

Plus dure sera la chute

Le OUI aura donc gagné avec 38,69 % des voix après disqualification du non.

Cette pilule amère devra d'abord être avalée par le Parlement grec, convoqué en urgence. Mais le mal est fait : une capitulation à la Papandréou en moins de six mois, qui d'ailleurs ne changera rien à l'affaire puisque en cédant devant les exigences germano-européennes, Alexis Tsipras ne peut que hâter un peu plus l'effondrement de son pays.

Reste en suspens l'ultime humiliation : un refus de ces propositions, dimanche, par Angela Merkel qui demandait plus. Le destin de la Grèce est donc entre les mains de l'Allemagne : soit celle-ci, par obstination, se piège elle-même en refusant ces dernières propositions, soit elle les accepte... et c'est la Grèce qui serait alors bien piégée.


Dernière minute : Manolis Glezos et Stathis Kouvelakis, de Syriza, appellent à voter contre les nouvelles propositions Tsipras.

Correction : l'appel à voter "non" aux propositions Tsipras attribué à Varoufakis a été démenti par l'intéressé (lettre de soutien à son successeur). Excuse.

=> Lire le billet de Panagiotis Grigoriou (Greek Crisis) sur la colère et l'incompréhension des Grecs vues de Grèce après les propositions Tsipras : *"Non-sens"


Photo : AFP/Yannis Behrakis

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