Aider vraiment Mahmoud Abbas !
À Charm el-Cheikh, Israël a trouvé de nouvelles raisons de refuser un calendrier de règlement définitif du conflit. Au moment où le président palestinien avait le plus besoin d’un soutien international. Analyse.
dans l’hebdo N° 958 Acheter ce numéro
Ce qui s'est passé lundi à Charm el-Cheikh devrait, en bonne logique, nous amener à changer le regard occidental sur le conflit israélo-palestinien. Sur la rive égyptienne de la mer Rouge, il était question d'apporter un « soutien » au président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, mis en difficulté par la rupture avec le Hamas après les récents événements de Gaza (voir Politis n° 957). En présence du roi Abdallah II de Jordanie et du président égyptien, Hosni Moubarak, on espérait donc que le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, ouvre une véritable perspective politique. À tout le moins qu'il fasse connaître un calendrier de règlement définitif du conflit. Au lieu de cela, M. Olmert n'a concédé que deux gestes en trompe-l'oeil. D'une part, la restitution d'une partie des droits de douane qu'Israël avait détournés illégalement depuis 2006 ; et, d'autre part, une promesse de libération prochaine de 250 prisonniers palestiniens. Les Palestiniens savent d'expérience
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