L’homme qui prédisait « la fin de l’histoire »
L’ex-néoconservateur américain Francis Fukuyama a d’abord jugé
que le néolibéralisme était un horizon indépassable. Il en est lui-même revenu, face notamment au chaos irakien.
dans l’hebdo N° 1012-1014 Acheter ce numéro
Année 1989 : fin de l’histoire. « Le triomphe de l’Occident […] éclate dans le fait que tout système viable qui puisse se substituer au libéralisme occidental a été totalement discrédité » , annonce, à la veille de la chute du mur de Berlin, Francis Fukuyama, philosophe, économiste et chercheur en sciences politiques américain, dans la revue The National Interest . Près de vingt ans plus tard, ce même politologue, désormais mondialement connu comme l’annonciateur de « la fin de l’histoire » , déclare au New York Times que « le néoconservatisme est un léninisme » et que « la politique étrangère de Bush n’est pas réaliste » . L’une des plus éminentes figures du néoconservatisme américain vire de bord devant le chaos irakien. Mais que l’on ne s’y trompe pas. Ce virage n’est qu’apparent. Francis Fukuyama, est membre du Projet du nouveau siècle américain (Pnac), un think-tank néoconservateur créé en 1997, qui a pour objectif
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