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Paraguay : Renversement du président de gauche

L’ancien « évêque des pauvres », comme on le surnomme au Paraguay, Fernando Lugo, devenu en 2008 le premier président de gauche depuis soixante-deux ans, dans ce pays pauvre qui a connu pendant trente-cinq ans l’effroyable dictature d’Alfredo Stroessner, a été destitué par le Parlement vendredi 22 juin. Son allié de raison, avec qui il avait dû constituer une majorité pour être élu, le Parti libéral, centriste et pro-américain, représentant traditionnellement des grands propriétaires terriens, lui a soudain retiré son appui et a dirigé au Sénat un « procès politique en destitution » expéditif à son encontre.

Il semble que Fernando Lugo, accusé d’avoir « mal rempli ses fonctions » (sic), ait trop montré son soutien au mouvement des paysans « sans terre ». Une semaine plus tôt, des heurts violents ont entraîné la mort de onze d’entre eux et de six policiers. Federico Franco, le dirigeant du Parti libéral qui a succédé à Fernando Lugo, a d’ailleurs refusé de créer une commission d’enquête sur ce massacre… À l’annonce de la destitution du président Lugo, tous les États dirigés par la gauche sud-américaine – Brésil, Argentine, Chili, Bolivie, Équateur, Venezuela, Nicaragua, Cuba – ont protesté contre ce « coup d’État illégitime » et ont tous rappelé leurs ambassadeurs. L’Union européenne a appelé au « respect de la volonté démocratique ». En revanche, les États-Unis et leur plus fidèle allié dans la région, le Panama, se sont contentés de déclarations pour « appeler au calme au Paraguay ».


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