Tunisie : Les islamistes divisés

Au-delà de l’émotion, l’assassinat du leader de la gauche radicale, Chokri Belaïd, a provoqué une crise politique majeure. Correspondance à Tunis de Thierry Brésillon.

Thierry Brésillon  • 14 février 2013 abonné·es

Depuis l’assassinat, le 6 février, de Chokri Belaïd, avocat et leader du parti des Patriotes démocrates (gauche radicale), les Tunisiens ont l’impression de vivre un cauchemar. Sous un ciel de plomb et des averses glaciales, les rues de Tunis se vident rapidement le soir tandis que des rumeurs entretiennent la psychose : groupes de salafistes armés patrouillant dans les rues, SMS prétendument envoyés par un « ami » au ministère de l’Intérieur évoquant des listes de personnalités à abattre, ou le déploiement de l’armée dans la capitale… Le meurtre de Chokri Belaïd est survenu au paroxysme d’une crise institutionnelle. Les négociations en vue d’un remaniement, envisagé depuis le mois de juillet, achoppaient sur l’attribution des ministères régaliens, notamment des

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Monde
Temps de lecture : 4 minutes