Premières audiences délocalisées d'étrangers au Mesnil-Amelot

La mobilisation n'a pas suffi : les premières audiences délocalisées pour les étrangers en situation irrégulière débutent ce lundi 14 octobre, au Mesnil-Amelot, en Seine-et-Marne.

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Une justice d'exception pour les étrangers. C'est ce qui est lancé ce lundi 14 octobre, dans l'annexe du tribunal de Meaux, juste à côté du centre de rétention du Mesnil-Amelot, en Seine-et-Marne.

«Ni Manuel Valls ni Christiane Taubira n'auront donc été ébranlés par la forte mobilisation suscitée par les projets d'ouverture de cette annexe et de celle
programmée dans la zone d'attente de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle,
constate un collectif d'organisations mobilisées, dont la Cimade, le Gisti, l'Anafé, le Comede, la LDH, le Syndicat des avocats de France (SAF) et le Syndicat de la magistrature (SM). Les ministres restent ainsi sourds aux appels que leur ont personnellement adressés la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH), le Conseil national des barreaux (CNB) et de très nombreux parlementaires, élus, personnalités, associations... »

Ces premières audiences vont concerner celles du juge des libertés
et de la détention (JLD) mais aussi celles du juge administratif. Tous deux sont chargés d'examiner le maintien en rétention des étrangers que l'administration veut éloigner du territoire.

Plus de 3 000 personnes sont placées au CRA du Mesnil-Amelot, le plus grand centre de ce type en France, et près de 7 000 sont maintenues dans la zone d'attente de Roissy. Cela signifie que 10 000 personnes sont susceptibles d'être présentées dans ces salles d'audiences délocalisées et difficiles d'accès.

Elles sont en effet mal desservies par les transports en commun, ce qui complique la venue des familles et la présence d'un contrôle citoyen.

A lire : le dossier de Politis , La République bafouée.


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