Intermittents : Des boucs émissaires ?

« Le Medef veut tuer la culture », a déclaré Aurélie Filippetti.

Cet article est en accès libre. Pour rester fidèle à ses valeurs, votre journal a fait le choix de ne pas se financer avec la publicité. C’est la seule garantie d’une information véritablement indépendante. Ce choix a un coût, aussi, pour contribuer et soutenir notre indépendance : achetez Politis, abonnez-vous.


« Le Medef veut tuer la culture », a déclaré la ministre de la Culture, Aurélie Filippetti, au Parisien, le 16 février. Il était temps : le 12 février, le patronat avait annoncé vouloir supprimer de la convention Unedic, en cours de renégociation, les annexes 8 et 10 régissant l’assurance chômage des professionnels du spectacle. Le lendemain, des dizaines d’intermittents avaient occupé le ministère. L’entrevue, survenue en fin de journée, les avait laissés sur leur faim (voir Politis.fr). « Le Medef s’attaque aux chômeurs les plus précaires et cherche un bouc émissaire », a déclaré la ministre, jouant l’argument économique : les intermittents « contribuent à un secteur représentant 3,2 % du PIB. C’est presque 59 millions d’euros de valeur ajoutée. » « Nous ne voulons pas être sauvés, nous voulons de nouveaux droits ! », a commenté la Coordination des intermittents et précaires, qui invite à une assemblée générale le 17 février au théâtre du Rond-Point, à Paris, notamment pour préparer la mobilisation nationale du 27 février.


Haut de page

Voir aussi

Articles récents

Campagne d’appel à dons

Appel à dons : Politis a besoin de vous !
Consultez la page dédiée à la campagne

YesYes se tient plus que jamais à votre service !

Souhaitez-vous recevoir les notifications de la rédaction de Politis ?

Ces notifications peuvent être facilement desactivées par la suite dans votre navigateur.