Parutions de la semaine

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Pourquoi les riches sont-ils de plus en plus riches et les pauvres de plus en plus pauvres ?

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, illustré par Étienne Lécroart, La Ville brûle, 64 p., 8,50 euros.

Jeune lectrice ou jeune lecteur de 10 ans et plus, ce petit livre t’explique les rapports entre les riches et les pauvres en vingt questions et réponses rédigées par des scientifiques qui étudient le fonctionnement des sociétés humaines. Il te permet de voir le monde tel qu’il est, donc de le critiquer. Ce manuel de pensée critique illustré avec humour par Étienne Lécroart peut te donner l’envie de changer le monde. Le fait de lire ces quelques pages et d’en rire, c’est déjà le changement. Car tu sais maintenant que, lorsqu’on te dit qu’à l’école que tout le monde a les mêmes chances, ce n’est pas vrai…

Capital santé, quand le patient devient client

Philippe Batifoulier, La Découverte, 194 p., 15 euros.

L’ouvrage de cet économiste, auteur de plusieurs livres sur la santé et la protection sociale, montre comment un système à l’origine conçu pour le patient s’est retourné contre lui. Il explique aussi comment l’économie de la santé a oublié qu’elle appartient aux autres sciences sociales et que la santé est un fait social absolu. Ainsi, l’idéal concurrentiel et la construction du patient consommateur contredisent ce qu’est réellement un malade. Cette conception néolibérale est remise en cause parce qu’elle produit toujours plus d’inégalités. L’auteur invite donc les usagers à réinvestir les différents espaces de démocratie. Pour reconquérir le droit de participer à des décisions qui concernent la satisfaction de nos besoins les plus fondamentaux.

Une société sans impôts ?

Vincent Drezet, Les Liens qui libèrent, 142 p., 12 euros.

Vincent Drezet, fiscaliste et secrétaire général du syndicat national Solidaires-Finances publiques, imagine ce que serait une société sans impôts. Leur contestation gagne en effet du terrain, dans un contexte de crise où le repli sur soi tend à s’accroître. C’est donc l’occasion de raisonner par l’absurde en décrivant le fonctionnement d’une telle société. Un exercice qui permet à l’auteur de mettre en avant, a contrario, le rôle et l’utilité de l’impôt dans une société qui se veut démocratique et développée. L’ouvrage cherche aussi à comprendre les raisons profondes du mécontentement des Français. Car, pour l’auteur, ce que l’on qualifie de « ras-le-bol fiscal » s’avère en réalité un ras-le-bol des injustices sociales.


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