Disparition : André Brink

Un des grands écrivains sud-africains de notre temps vient de s’éteindre.

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Un des grands écrivains sud-africains de notre temps vient de s’éteindre, le 6 février, à 79 ans : André Brink. Il était devenu l’une des consciences du combat contre l’apartheid dès lors qu’à 25 ans, accomplissant ses études en France, lui qui avait été élevé et éduqué dans l’orthodoxie blanche afrikaner, il prit conscience de la ségrégation que les Noirs subissaient dans son pays. Quelques années plus tard, il choisit les mots pour armes dans une lutte qu’il a tenue à mener chez lui, malgré les intimidations et la censure. Une censure dont deux de ses plus grands succès furent la cible, Au plus noir de la nuit, en 1974, et Une saison blanche et sèche, qui lui valut en France le prix Médicis étranger en 1980. Mais André Brink n’a pas abandonné tout esprit critique une fois le régime de l’apartheid aboli. Cet ami de Mandela n’a cessé de dénoncer la corruption des leaders de l’ANC, sans jamais tomber dans l’amertume ni le catastrophisme. Outre Mes Bifurcations (2009, Actes Sud), une autobiographie écrite assez tard et avec une certaine réticence, car l’homme répugnait à se mettre en avant, ses derniers livres abordent le passé ancien de l’Afrique du Sud, marqué là aussi par la violence, tel Philida, paru il y a quelques mois chez Actes Sud (voir Politis du 18 décembre 2014).


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