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En 2015, plus de 60 millions de réfugiés sur les routes

En 2015, le nombre de personnes poussées sur les routes a atteint un nouveau record, franchissant un palier dans cette crise migratoire sans précédent. Rétrospective d'une année noire.

«L'année 2015 sera sans doute le théâtre d'une hausse sans précédent en matière de déplacements forcés dans le monde.» Dans son dernier rapport publié ce vendredi, le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés estime qu’en 2015, le nombre de réfugiés a largement dépassé les 60 millions. Au seul premier semestre 2015, au moins 5 millions de personnes supplémentaires ont été poussées sur les routes.

«Sans attendre, la communauté mondiale doit faire front sur ces efforts et sceller un nouveau pacte sur la mobilité qui repose sur une coopération renforcée entre les pays d’origine, de transit et de destination, un meilleur partage des responsabilités, et le respect intégral des droits de l’homme des migrants, quel que soit leur statut» , a déclaré Ban Ki-Moon à l’occasion de la journée internationale des migrants, ce 18 décembre.

Sans attendre…

Il y a près d’un an, Amnesty International alertait déjà sur cette crise humanitaire sans précédent, et s’alarmait de la position de l’Europe, toujours plus prompte à renforcer ses murailles qu’à répondre à l’urgence de la situation. L’année écoulée n’a pu que confirmer ce diagnostic. Rétrospective.

À chaque mois son naufrage. En 2015, ils ont été des milliers à tenter de traverser la Méditerranée pour rejoindre l’Europe. Des migrants, des exilés, poussés sur les routes par la multiplication des conflits, chacun porté par une histoire que les chiffres font parfois oublier.

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Face à la crise migratoire, l’Europe se débat avec ses contradictions. Du sommet de Bruxelles en avril à l’accord passé avec la Turquie cet automne pour «freiner l’afflux des migrants», en passant par les négociations de «répartition des réfugiés» entre pays membres, l’Union européenne semble tourner en rond autour des solutions, au grand dam des associations.

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En France, on passe des images des forêts de tentes sous les ponts parisiens à celles des violentes arrestations de juin.

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Et puis il y a cette image d’un enfant noyé , qui s’impose aux yeux du monde début septembre, comme un brutal rappel de la réalité de la crise migratoire. Il y a les discussions européennes sur la répartition des exilés. Et, en France, les débats des municipalités sur l’accueil des réfugiés. Et le retour de discours nauséabonds distinguant le «bon réfugié» du «mauvais migrant».

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À cette image terrible du corps d’Aylan Kurdi viennent se superposer celles de la «jungle de Calais», honteuses images d’une France dépassée par la crise migratoire.

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Honte française, la «jungle de Calais» n’en est pas moins l’image de politiques migratoires communes à l’ensemble des pays européens, dénonçait l’organisation Migreurop ce week-end :

«La situation que connaît le Calais depuis près de 20 ans est symptomatique des politiques que prône avec une constance aveugle l’Union européenne. […] L'«encampement», le plus loin possible des regards des sociétés civiles, est bien l’horizon ultime des politiques migratoires de l’Union européenne : à force de trier les migrant·e·s, elle en arrive à violer les droits humains les plus fondamentaux, voire à provoquer la mort de nombreux exilé.e.s.»

«On se souviendra de 2015 comme d’une année marquée par les souffrances humaines et la tragédie des migrants. Ces 12 derniers mois, plus de 5 000 femmes, hommes et enfants ont perdu la vie alors qu’ils cherchaient la sécurité et une vie meilleure. Des dizaines de milliers d’autres sont exploités et maltraités par des trafiquants, et des millions sont pris comme boucs émissaires et sont devenus la cible de mesures xénophobes et de discours alarmistes» , alerte Ban Ki-Moon ce vendredi.

«En cette Journée internationale des migrants, engageons-nous à proposer des solutions cohérentes, globales et axées sur les droits de l’homme, qui soient guidées par le droit et les normes internationaux et une volonté commune de ne laisser personne à la traîne.»

Un vœu au Père Noël ou une bonne résolution pour 2016 ?

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Photo : Armend Nimani / AFP

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