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Livre : La correspondance de Gabriel Fauré

Un imposant volume qui traverse la vie artistique et musicale de la seconde moitié du XIXe siècle et la première partie du suivant.

« Au physique la laideur même avec, cependant, beaucoup de douceur et de vive lumière dans de petits yeux bridés, chinois, enfoncés ; une physionomie d’enfant sur une vieille figure. » Telle est la manière dont Verlaine est décrit par Gabriel Fauré (1845-1924) en 1891, dans la correspondance de celui-ci, qui vient de paraître chez Fayard. Imposant volume qui traverse la vie artistique et musicale de la seconde moitié du XIXe siècle et la première partie du suivant. On y trouve des pépites, comme le passage cité sur l’auteur des Fêtes galantes, la plume de Fauré étant précise et incisive. Mais le musicien y parle aussi en toute liberté de son travail de compositeur, de la lourdeur de ses multiples tâches, de la scène musicale de l’époque, n’épargnant pas certains de ses confrères mais entretenant aussi des amitiés où se mêle l’admiration. C’est le cas avec son aîné et maître Camille Saint-Saëns, Emmanuel Chabrier, Ernest Chausson ou Vincent d’Indy, ou avec plusieurs de ses élèves, dont le plus doué de tous, Maurice Ravel, devant le génie de qui Fauré n’hésite pas à s’incliner. Cette correspondance passionnante est suivie des nombreuses lettres, inédites jusqu’à maintenant, que Gabriel Fauré a envoyées à la jeune femme dont il est tombé amoureux à l’âge de 50 ans, relation restée clandestine pendant plus de vingt ans. Où l’on suit, au fil de confessions souvent émouvantes, le quotidien secret d’un musicien établi et immensément reconnu.


Correspondance suivie de Lettres à madame H. , Gabriel Fauré, recueillies, présentées et annotées par Jean-Michel Nectoux, Fayard, 907 p., 38 euros.

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