Non, la rue n’appartient pas qu’aux hommes !

Beaucoup de femmes ne font que traverser la ville, évitant certains lieux manifestement masculins. À Sarcelles, une association défend la réappropriation de la ville par ses habitantes. Reportage

Laure Hanggi  • 20 juillet 2016 abonné·es
Non, la rue n’appartient pas qu’aux hommes !
© DR

Un parc, un groupe d’hommes sur un banc, une rue déserte, des trottoirs abîmés… La série de clichés accrochés au mur est encadrée de post-it verts, jaunes ou oranges. Griffonnés dessus, des mots : « danger », « agréable », « observé », « isolé ».

À la Maison des jeunes et de la culture (MJC) Rodin de Sarcelles se tient la restitution de la première marche exploratoire organisée dans la ville par l’association Du côté des femmes (DCDF). En ligne de mire : favoriser la réappropriation de l’espace public par les femmes et diagnostiquer ce qui les empêche, au quotidien, de l’investir sereinement. -« L’important, c’est ce que veulent dire pour vous les photos que vous avez prises », explique Eva, membre de DCDF.

Une semaine auparavant, par un jour d’été

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Société
Temps de lecture : 4 minutes

Pour aller plus loin…

En CRA, le double enfermement des personnes psychiatrisées
Analyse 27 février 2026 abonné·es

En CRA, le double enfermement des personnes psychiatrisées

En centre de rétention administrative, les personnes souffrant de troubles psychiatriques sont de plus en plus nombreuses. Parfois arrêtées directement à la sortie de l’hôpital psychiatrique, elles risquent, une fois en CRA, d’être placées à l’isolement. Ce qui aggrave leur santé mentale.
Par Pauline Migevant
Ahmed N. voulait « soigner sa tête » : à Calais, les exilés abandonnés face aux souffrances psychologiques
Enquête 27 février 2026

Ahmed N. voulait « soigner sa tête » : à Calais, les exilés abandonnés face aux souffrances psychologiques

Ahmed N., un exilé érythréen souffrant de troubles psychologiques, est mort sur un parking près de Calais en mai dernier. Malgré les alertes, les associatifs ont fait face à de nombreux dysfonctionnements venant de l’hôpital de Calais concernant sa prise en charge.
Par Maël Galisson
Minute de silence pour Quentin Deranque : « Une ligne rouge a été franchie »
Polémique 25 février 2026 abonné·es

Minute de silence pour Quentin Deranque : « Une ligne rouge a été franchie »

Offusqué·es par la minute de silence observée à l’Assemblée nationale pour Quentin Deranque, y compris à gauche, plusieurs citoyen·nes ont écrit à leur député·e pour l’interpeller.
Par Pauline Migevant
Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique
Analyse 25 février 2026

Antifascisme : quand la gauche doute de son combat historique

Face à la tentation de renvoyer dos à dos « les extrêmes », aux fractures internes et aux ambiguïtés stratégiques, une question traverse le débat public : en brouillant les repères de son combat historique contre l’extrême droite, la gauche ne risque-t-elle pas de s’égarer elle-même ?
Par Pierre Jacquemain