Non, la rue n’appartient pas qu’aux hommes !
Beaucoup de femmes ne font que traverser la ville, évitant certains lieux manifestement masculins. À Sarcelles, une association défend la réappropriation de la ville par ses habitantes. Reportage
dans l’hebdo N° 1413-1415 Acheter ce numéro

Un parc, un groupe d’hommes sur un banc, une rue déserte, des trottoirs abîmés… La série de clichés accrochés au mur est encadrée de post-it verts, jaunes ou oranges. Griffonnés dessus, des mots : « danger », « agréable », « observé », « isolé ».
À la Maison des jeunes et de la culture (MJC) Rodin de Sarcelles se tient la restitution de la première marche exploratoire organisée dans la ville par l’association Du côté des femmes (DCDF). En ligne de mire : favoriser la réappropriation de l’espace public par les femmes et diagnostiquer ce qui les empêche, au quotidien, de l’investir sereinement. -« L’important, c’est ce que veulent dire pour vous les photos que vous avez prises », explique Eva, membre de DCDF.
Une semaine auparavant, par un jour d’été