Lutte contre les discriminations : Un sondage teste les citoyens européens

D’après l'enquête publiée mercredi par l'institut de sondage Harris Interactive, une grande majorité de Français, d’Allemands et d’Italiens sont favorables à des propositions pour lutter plus efficacement contre les discriminations.

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À l'initiative de l'association antiraciste La Maison des Potes, l’institut Harris Interactive a interrogé 3.349 personnes de plus de 18 ans dans trois pays européens. L’objectif ? Sonder leur adhésion, ou au contraire leur opposition, à sept propositions envisageables pour lutter contre les discriminations. D'après les résultats de cette enquête, menée en France, en Allemagne et en Italie, entre le 13 et le 18 octobre, une grande majorité y est favorable.

Ce sondage rendu public mercredi 26 octobre à l’occasion des universités européennes contre le racisme et la discrimination apporte, d’après Samuel Thomas, délégué général de La Maison des Potes, « un soutien important à nos idées, pour dire que non, la guerre culturelle n’est pas gagnée par l’extrême droite sur ces sujets ».

Ainsi, plus de 80 % des personnes interrogées dans ces trois pays pensent qu'à travail égal, il faut garantir la même rémunération et la même retraite, quelle que soit la nationalité du travailleur.

Une large majorité (82 % des Français, 77 % des Allemands, 87 % des Italiens) souhaite également que les sanctions juridiques contres les employeurs « coupables de discriminations liées à l'origine, la nationalité, la couleur de peau ou la religion » soient renforcées. D’ailleurs, près de 75 % des Français, 73 % des Allemands et 80 % des Italiens pensent que les « recours collectifs en justice pour les victimes d’une même discrimination », liée à ces mêmes critères, doivent être autorisés.

En France, 73 % des personnes interrogées, 70 % en Allemagne et 75 % en Italie, sont d'accord pour « rendre anonymes les candidatures examinées par les employeurs, afin que la sélection pour les entretiens d'embauche repose uniquement sur la base des diplômes et de l'expérience ».

De manière plus contrastée, 55 % des Français, 62 % des Allemands, 69 % des Italiens se sont déclarés favorables à la régularisation des travailleurs étrangers qui résident en Europe « sans titre de séjour mais disposant d'un contrat de travail ».

De même, le droit de vote divise puisque 47 % des Français, 55 % des Allemands et 57 % des Italiens sont pour accorder le droit de vote aux élections européennes et municipales aux étrangers qui y résident depuis cinq ans.

En outre, 51% des Français, 66 % des Italiens et des Allemands voudraient que « tous les étrangers travaillant légalement en Europe » puissent « devenir titulaires de la fonction publique et des entreprises publiques (sauf police, armée, diplomatie...) ».

Sur les sept mesures présentées pour lutter contre les discriminations, au moins quatre d’entre elles ont recueilli une large approbation. D’après les observations d’Harris Interactive, « ce sont les Italiens qui se montrent les plus favorables à chacune des propositions ». Aussi, « dans tous les pays observés, les personnes dont au moins un parent ne disposait pas de la nationalité à sa naissance sont plus nombreuses à se déclarer favorables à chacune de ces propositions. Il en va de même pour les sympathisants d’une formation politique de gauche, qu’il s’agisse du Parti socialiste, d’Europe Écologie ou du Parti de gauche en France ; du SPD ou de Die Linke en Allemagne ; du PD en Italie ».


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