Mal-logement : les classes moyennes aussi dans la galère
La difficulté de payer son loyer ou de trouver un logement est loin de ne toucher que les plus précaires. Même ceux qui ont un emploi stable et un salaire correct se retrouvent parfois dans des situations inextricables.

Professeure des écoles depuis douze ans, Émilie va être obligée de quitter son logement à la fin de ce mois de juin… sans aucune alternative pour se reloger. Mère célibataire avec trois enfants, elle louait un appartement de 70 m2 dans une commune au nord de Paris, pour 1 600 euros par mois. Sa propriétaire l’a informée de sa volonté de vendre, lui laissant un délai de huit mois pour partir. Son témoignage, recueilli par le Plus de L’Obs, est « une goutte dans la mer. Je sais qu’on est des centaines, des milliers dans la même situation ». Mais il prouve que même pour ceux qui ont un emploi et des revenus stables, tout peut basculer très vite.
Émilie n’a trouvé aucune solution du côté du parc social, partout saturé. D’après le rapport 2017 sur le mal-logement de la Fondation Abbé-Pierre, en 2015, près de 70 % des demandeurs de HLM n’ont pas obtenu de réponse positive. Cette pression de la demande « conduit les propriétaires à demander un nombre de garanties
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
Santé mentale des jeunes : la lente perdition
« Nous sommes là pour repérer des signes de mal-être, de décrochage »
Pédopsychiatrie : à Nantes, huit lits pour se remettre debout